10 octobre 2005
The Gathering, déjà 15 ans de carrière !
En 1997, voilà presque 10 ans, une ex-amie à la fac m’avait conseillé
d’écouter l’une de ses cassettes audio. J’écoutais à cette époque quelques
disques de rock « hard » (metal, trash, hard-rock, rock alternatif) comme
Smashing Pumpkins, No One is Innocent, Deftones, Faith No More, Metallica...
Alors je m’installai dans la voiture, insérai la cassette et poussai un
peu le bouton de volume. La cassette était terminée, et je venais de découvrir
un groupe de rock néerlandais dont je ne me lasse toujours pas aujourd’hui tant
il s’est renouvelé au cours de cette dernière décennie.
C’est en 1989 que le groupe voit
le jour et leur carrière commence sérieusement en 1992 avec leur premier album ‘Always…’ Bart Smits assure les voix caverneuses d’un disque Doom Metal tel
un barbare moyenâgeux. Il est accompagné de la voix soprano de Marike Grot sur certains
titres, et les
claviers donnent une originalité supplémentaire au tout. …Faut aimer … Le côté
médiéval m’a beaucoup plu car cela me faisait penser à Dead Can Dance à l’époque de
leurs premiers albums. Bart Smits et Marike Groot quittent le groupe et The
Gathering enregistre ‘Almost A Dance’.
L’album est musicalement bon, dans la lignée du précédent, mais les voix des
nouveaux chanteurs ne collent pas du tout à l’ensemble. Dommage.

The Gathering trouve enfin une chanteuse
en 1994 : Anneke van Giersbergen ;
‘Mandylion’ sort en 1995. La voix de
Anneke se marie très bien au metal atmosphérique joué par les guitares
saturées, une batterie à double pédale grosse-caisse, et les claviers. Encore une
fois, on ressent l’influence de Dead Can Dance, notamment sur l’instrumentale éponyme « Mandylion », sorte d’ambiance
orientale gothique (Ils reprendront d’ailleurs le titre ‘In Power We Trust The Love Advocated’ du premier album de DCD paru
sur le single ‘Kevin’s Telescope’ en
1997). Les atmosphères de l’album évoquent aussi certaines chansons des Pink
Floyd, rythmes lents, quelques nappes synthétiques et des samples vocaux. ‘Nighttime Birds’ sort en 1997, dans la
lignée du précédent album, un peu moins metal mais tout aussi excellent.

A partir de 1998, la carrière de
The Gathering prend une autre tournure : ils cherchent à expérimenter de
nouveaux sons, sortent le double-album ‘How
To Measure A Planet ?’ plus axé sur des atmosphères et la voix
d’Anneke, et créent leur propre label : Psychonaut Records sur lequel sort
‘If Then Else’ en 2000. Ce dernier
semble renouer avec le métal mais il s’agit surtout d’un rock émotionnel
intense, et l’album, au
ssi varié soit-il montre que le groupe est parvenu à
maturité. Leur dernier album, ‘Souvenirs’,
en 2004, nous offre un panel de leur talent oscillant entre ballade pop et
electro rock. Ce qui se rapproche assez de la musique de Depeche Mode.
2 albums live sont disponibles : ‘Superheat’ (2000) et un live semi-accoustique : ‘Sleepy Buildings’ (2003). Un DVD doit sortir pour fin octobre 2005, ‘A Sound Relief’.
Je leur souhaite encore 15 de
plus.
En espérant vous donner l’envie
et le plaisir de découvrir The Gathering.
(merci à Séverine de la fac en 1997)
