13 avril 2006
Creedence Clearwater Revival - Pendulum
Cet album datant de 1970, je l'écoutais lorsque j'avais 5 ou 6 ans, en vinyl. Je le redécouvre aujourd'hui près de 25 ans plus tard en le louant à la médiathèque. Creedence Clearwater Revival est ce vieux groupe des années 60, connu pour des succès tels que 'Suzie Q', 'Up Around The Bend', 'Fortunate Son', la reprise excellente de Marvin Gaye 'I Heard It Through The Grapevine', ou encore 'Have You Ever Seen The Rain ?'. Cette dernière se trouve sur Pendulum. Le reste de l'album ? J'ai été séduit par ce son, différent des albums précédents et les chansons sont un peu moins Blues Rock. L'ajout du clavier est judicieux. 3 ballades magnifiques : la précédemment citée puis 'Just To Tought' et '(Wish I Could) Hideaway'. Les autres sont inventives et bien plus ryhtmées. On sent qu'à cette époque, le groupe avait mûri et pouvait se livrer à de nouvelles expériences musicales, bien équilibrées avec la voix originale de John Fogerty et les choeurs. En témoigne le dernier titre de l'album 'Rude Awakening #2' , dont l'introduction à la guitare classique nous leurre quant à la suite du morceau car tout devient bizarre et finit en apocalypse. Un disque bien produit à posséder quand on aime le rock des années 60.
http://www.creedence-online.net/
Les goûts et les couleurs
"Tous les goûts sont dans la nature", "les goûts et les couleurs ...". C'est le genre de réponse que l'on est en droit d'attendre d'une remarque ou une critique, souvent antipathique et prononcée lors d'un partage d'idées ayant trait à la musique, au cinéma, la cuisine, voire même les plaisirs charnels... En musique, les goûts et les couleurs correspondent sans doute respectivement au son et à l'émotion. Autrement dit, vous écouterez une chanson parce qu'elle provoque un plaisir auditif lié au son joué et vous en écouterez une autre parce qu’elle suscite en vous un sentiment bien particulier (la nostalgie notamment). Avec les nouvelles technologies, il est devenu facile de télécharger de la musique de manière illégale et donc de s’approprier des titres chers à nos oreilles et à nos cœurs, toujours pour les goûts et les couleurs, que nous avons entendu à la radio, à la télé (et aussi sur nos anciennes platines disques et cassettes ...). Ce qui est regrettable, bien entendu, pour les artistes. Injuste je dirais même.
Si on retrace l’histoire de l’industrie du disque en corrélation avec le progrès des nouvelles technologies, on s’aperçoit finalement que le Compact-Disc, inventé en 1980, tient la route. Le format est pratique, se range plus facilement, se détériore plus difficilement, et offre une qualité d’écoute incomparable aux anciens formats comme la cassette audio (1963) et le disque vinyle (années 50). Seulement, il y a comme qui dirait un ‘hic’. Deux pour être précis : Internet haut-débit et le MP3 (1995). Ces 2 là réunis font du tord au CD, mais qu’importe, ce n’est qu’un format et les maisons de disques n’ont pas grand intérêt pour les consommateurs mais ce sont les artistes les moins réputés et les plus talentueux qui en souffrent.
Les solutions pour palier à ce problème ne concernent qu’en très faible partie les artistes, ce sont les dirigeants des maisons de disques qui s’insurgent contre la liberté donnée par les fournisseurs d’accès Internet (FAI) à leurs abonnés. Si on résume, 4 acteurs ont leur rôle : les maisons de disques, les FAI, les artistes et enfin les internautes consommateurs de musique. Comment s’entendre ? Le prix du Cd et du DVD est plutôt élevé pour un consommateur moyen ! Comment faire ? Le piratage, soyons francs, c’est du vol aussi. C’est un casse-tête et je doute qu’une solution juste soit trouvée. Les systèmes de protection ne sont pas encore au point non plus, il arrive que la lecture du CD soit impossible sur certains appareils et on ne pourrait même pas sauvegarder nos biens !
En attendant, un message aux internautes : achetez au moins un disque de temps en temps et pensez que l’artiste que vous aimez doit se nourrir. Aux autres : arrêtez d’acheter des disques pour des gens (soi-disant artistes, il paraît) qui ont la vie aisée (genre Star’Ac et compagnie) et préférez des artistes moins connus de grande valeur. Pour les goûts, et pour les couleurs de chacun !
Moi j’dis ça, j’dis rien ! mais … quand même ! C'est dit, c'est fait, on peut passer à autre chose.
