28 novembre 2005
Télé-réalité ou télé-fiction ? (2ème partie)
La Star’Ac en est à sa cinquième saison. Le temps passe vite, surtout quand on ne fait rien devant la télévision. Surtout quand on matte de futures et éventuelles célébrités passagères vivre leur vie dans un château et suivre des cours artistiques. Cette année, la Star’ Ac se consacre à l’œuvre de Daniel Balavoine. Ah oui, c’est enrichissant de voir ces jeunes s’exercer à chanter des chansons d’un artiste irremplaçable. C’est formateur, c’est sûr ! C’est aussi sympa de les voir massacrer ses chansons en répétition. J’en ai encore les oreilles qui sifflent.
Pendant ce temps-là, les castings de Nouvelle Star ont commencé, à Lille, le 6 novembre dernier. Chacun à son tour va passer devant le jury, et se donner à fond pour être pris. Pour certains, il s’agit d’un test, d’un tremplin, d’un rêve sans doute réalisable. Pour d’autres, d’un âge un peu plus avancé, c’est la dernière chance de se faire repérer. C’était le cas de Roland, l’un des chanteurs les plus impressionnants de la saison 2005. Mais c’est un mineur de 16 ans, minet sans expérience - Pierrick - qui a eu le dessus en demi-finale. Bref, les castings vont nous révéler des chanteurs talentueux, mais aussi des vedettes, c’est toujours l’occasion de rigoler ! Soit ils le font exprès, soit c’est malheureux pour eux mais il y a énormément de travail avant de venir au casting ! Faut pas trop en demander au jury, mettons nous à leur place.
Retour au château, où ça bosse dur. Chanter Balavoine est une épreuve, et au moment du prime-time, c’est une pression terrible (enfin, j’imagine). Mais la question est : où et quand se sont déroulés les castings de la Star Academy ? D’où viennent ces jeunes qui se la racontent devant les caméras pour un soi-disant talent qu’ils n’ont pas forcément ? Pourquoi eux ? Pourquoi laisser ces jeunes chanter du Balavoine alors qu’ils n’ont encore ni l’expérience ni le vécu, ni le talent ? C’est honteux, d’autant plus qu’une assez grande somme d’argent est en jeu, tournée, single, marketing etc… Daniel Balavoine ne sera pas mort en vain, mais tout de même, il y a des limites à ne pas franchir ! L'argent, il l'utilisait pour venir en aide aux enfants malheureux d’Afrique, mais jamais pour les fils et filles à papa désirant faire carrière ! La honte ! Et comment s’assurer que les enfants fidèles à la Star Academy fassent bien la différence entre chanson originale et reprise ? Il faut craindre l’incompréhension de leur part. D’autant que la plupart n’étaient même pas nés lorsque Daniel Balavoine interprétait toutes ses magnifiques chansons. "L'Aziza ? Oui je connais, c'est la Star Ac' !" Pensez à notre patrimoine culturel !
Pendant ce temps-là, Marianne James,
Manu Katche, Dove Attia et Andre Manoukian vont sélectionner quelques chanteurs,
les écouter, donner leur avis, critiquer, encenser, se disputer, - lyncher
Benjamin Castaldi qui aurait besoin de cours d’audition et culture musicale avant
de donner son avis - pleurer, se réjouir, et contester le vote du public car c’est
malheureusement à lui seul que revient le choix de la Nouvelle Star ! Alors, par
pitié, si vous votez par SMS, pensez aux artistes qui le méritent ! Ce n’était
pas le cas de Pierrick en 2005 qui a encore toute sa vie devant lui ! Cela
constitue alors une erreur du Jury ou une erreur des règles du jeu de sélectionner des mineurs au détriment de
gens qui ont trimé avant d’arriver là.
Pendant ce temps-là, continuons à écouter des artistes originaux, nouveaux ou anciens.
* photo : montage illustrant une fusion de Nikos Aliagas avec Benjamin Castaldi
18 novembre 2005
Depeche Mode - Playing The Angel
Enfin, un album fraîchement
sorti, dans mes chroniques ; comment aurais je pu passer à côté du nouveau
Depeche Mode – leur onzième album – datant du 17 octobre 2005 ?
Impensable. Playing The Angel est largement à la hauteur de mes espérances. Il
reprend les ingrédients qui ont fait le succès du groupe depuis maintenant un
quart de siècle : sons novateurs et production parfaite, diversité de tempo
et de style, guitares épurées, textes bien écrits, Dave Gahan au sommet de son
art et des arrangements vocaux qui ne déçoivent en aucun cas. La particularité
de ce dernier opus est l’écriture de trois textes par Dave.
Débutant par une intro tonitruante évoquant les anciennes ‘I Feel You’ ou
‘Barrel Of A Gun’, ‘A Pain That I’m Used To’ annonce la couleur et les 2 titres
suivants ne sont pas moins époustouflants. ‘The Sinner In Me’ nous transporte
dans une sorte de transe rock électronique intense. ‘I Want it all’ repose par
ses mélodies berçantes. ‘Nothing’s Impossible’ nous plonge dans une étrange
obscurité sonore. ‘Macro’ et ‘Damaged People’ nous rappellent à quel point
Martin Gore est un talentueux musicien et compositeur. ‘The Darkest Star’
conclue l’album en beauté. Et 'Precious' ? Un tube à la fois nostalgique et
moderne, on a l’impression de réécouter nos vieux disques de DM mis à jour. Un
vrai bonheur auditif et une excellente manière de fêter ses vingt-cinq ans de
carrière.


