21 octobre 2005
David Bowie - Young Americans
Après
avoir suicidé Ziggy Stardust, David Bowie se métamorphose petit à petit
en Thin White Duke. Déjà sur l'album Diamond Dogs, on peut discerner un
petit accent "Soul" sur certaines des chansons généralement Glam Rock. Voilà que Young Americans
sort en 1975. Après consultations de certains sondages sur Internet, on
voit que c'est l'un des albums les moins appréciés des fans. C'est vrai
qu'à la première écoute, il y a de quoi être surpris. Mais pourtant...
il s'agit d'un concentré de Soul & Funk habilement joué et produit.
Il part l'enregistrer en Amérique et s'entoure de nouveaux musiciens
(un peu à la manière Gainsbourg avec 'Love on the Beat' et 'You're Under Arrest',
sur lesquels jouaient certains musiciens de Bowie, tiens ! quelle
coïncidence !). Les arrangements sont parfaits, il n'y a rien à dire,
les guitares excellement travaillées, rythmiques typiquement Soul ; et
les voix !! David Bowie se surpasse et s'accompagne de choristes,
les arrangements vocaux sont aboutis. A signaler une reprise de John
Lennon 'Across The Universe', merveilleusement interprétée avec John Lennon lui-même, qui l'accompagne également sur le hit 'Fame' avec le génialissime Carlos Alomar, fidèle guitariste de Bowie . Il reprend une ancienne de ses chansons 'John I'm Only Dancing',
mais dans le genre 'Funk'. Cet album ne ressemble peut-être pas
tellement à l'oeuvre de Bowie, mais c'est ce qui fait à mon sens, l'une
des excellentes curiosités.
14 octobre 2005
nouvel album de Depeche Mode
Découvrez "Playing the angel", le nouvel album de Depeche Mode dans les bacs le 17 Octobre 2005
13 octobre 2005
http://www.boosterblog.com
Encore un site pour se référencer et augmenter les accès.
Oué, ben oué ...
Cypress Hill - III . Temples of Boom
"...And you will know my
name is the Lord when I lay my vengeance upon you."
Des paroles, bien connues des fans de Pulp Fiction, suivies de cris et de coups de feu, utilisées pour introduire 'Make a Move'
sur le troisième album de Cypress Hill. Un climat de violence cerné par
les armes à feu et la drogue, est omniprésent, une bagarre éclate même sur 'Throw Your Set In The Air'
mais musicalement, l'ambiance générale est plutôt sinistre, morbide.
Les rythmes hip-hop sont l'une des qualités de Temples Of Boom car
toujours à point, jamais en trop. B-Real est impressionnant, son flow nasal et judicieusement accompagné de Sen Dog
en arrière-plan fait l'originalité du quartet. L'instrumentation variée
nous évite l'ennui, délires mystiques avec gong, derbouka ou citare sur
'Spark Another Owl', 'Illusions', 'Funk Freakers' à la limite de la trip-Hop, voix lyriques et planantes avec 'Stoned Riders', basses entraînantes sur 'Boom Biddy Bye Bye', 'Let It Rain'. Bref, Temples Of Boom est certainement l'un des meilleurs albums de Rap (gangsta).
http://www.cypresshill.com/
10 octobre 2005
The Gathering, déjà 15 ans de carrière !
En 1997, voilà presque 10 ans, une ex-amie à la fac m’avait conseillé
d’écouter l’une de ses cassettes audio. J’écoutais à cette époque quelques
disques de rock « hard » (metal, trash, hard-rock, rock alternatif) comme
Smashing Pumpkins, No One is Innocent, Deftones, Faith No More, Metallica...
Alors je m’installai dans la voiture, insérai la cassette et poussai un
peu le bouton de volume. La cassette était terminée, et je venais de découvrir
un groupe de rock néerlandais dont je ne me lasse toujours pas aujourd’hui tant
il s’est renouvelé au cours de cette dernière décennie.
C’est en 1989 que le groupe voit
le jour et leur carrière commence sérieusement en 1992 avec leur premier album ‘Always…’ Bart Smits assure les voix caverneuses d’un disque Doom Metal tel
un barbare moyenâgeux. Il est accompagné de la voix soprano de Marike Grot sur certains
titres, et les
claviers donnent une originalité supplémentaire au tout. …Faut aimer … Le côté
médiéval m’a beaucoup plu car cela me faisait penser à Dead Can Dance à l’époque de
leurs premiers albums. Bart Smits et Marike Groot quittent le groupe et The
Gathering enregistre ‘Almost A Dance’.
L’album est musicalement bon, dans la lignée du précédent, mais les voix des
nouveaux chanteurs ne collent pas du tout à l’ensemble. Dommage.

The Gathering trouve enfin une chanteuse
en 1994 : Anneke van Giersbergen ;
‘Mandylion’ sort en 1995. La voix de
Anneke se marie très bien au metal atmosphérique joué par les guitares
saturées, une batterie à double pédale grosse-caisse, et les claviers. Encore une
fois, on ressent l’influence de Dead Can Dance, notamment sur l’instrumentale éponyme « Mandylion », sorte d’ambiance
orientale gothique (Ils reprendront d’ailleurs le titre ‘In Power We Trust The Love Advocated’ du premier album de DCD paru
sur le single ‘Kevin’s Telescope’ en
1997). Les atmosphères de l’album évoquent aussi certaines chansons des Pink
Floyd, rythmes lents, quelques nappes synthétiques et des samples vocaux. ‘Nighttime Birds’ sort en 1997, dans la
lignée du précédent album, un peu moins metal mais tout aussi excellent.

A partir de 1998, la carrière de
The Gathering prend une autre tournure : ils cherchent à expérimenter de
nouveaux sons, sortent le double-album ‘How
To Measure A Planet ?’ plus axé sur des atmosphères et la voix
d’Anneke, et créent leur propre label : Psychonaut Records sur lequel sort
‘If Then Else’ en 2000. Ce dernier
semble renouer avec le métal mais il s’agit surtout d’un rock émotionnel
intense, et l’album, au
ssi varié soit-il montre que le groupe est parvenu à
maturité. Leur dernier album, ‘Souvenirs’,
en 2004, nous offre un panel de leur talent oscillant entre ballade pop et
electro rock. Ce qui se rapproche assez de la musique de Depeche Mode.
2 albums live sont disponibles : ‘Superheat’ (2000) et un live semi-accoustique : ‘Sleepy Buildings’ (2003). Un DVD doit sortir pour fin octobre 2005, ‘A Sound Relief’.
Je leur souhaite encore 15 de
plus.
En espérant vous donner l’envie
et le plaisir de découvrir The Gathering.
(merci à Séverine de la fac en 1997)
