30 septembre 2005
29 septembre 2005
Red Hot Chili Peppers - Freaky Styley
En
1985, les RHCP sortent leur second album. Leur premier opus, appelé
simplement "The Red Hot Chili Peppers", donnait une image du groupe
complétement déglinguée, entre Funk et Rock. Puis, George Clinton,
très célèbre producteur de Funk, s'occupe de leur cas, en leur offrant
son talent pour Freaky Styley. Mais évidemment, tout ne tient pas qu'à
Clinton. On reconnait bien les styles de chacun des membres : Flea a un jeu "completely crazy" à la basse, la voix d'Anthony Kiedis
fait penser à un malade sortant de l'asile psychiatrique (un peu comme
Looping dans l'Agence tous risques), les guitares funky de Hillel Slovak sont toutes aussi délirantes. Même le batteur Cliff Martinez, techniquement très bon semble se laisser aller. L'album compte une reprise : "If You Want Me To Stay"
de Sly & The Family Stone. Les autres titres, c'est que du meilleur
: funky crazy. Dans la veine de George Clinton justement, qui donne une couleur noir américaine à une musique jouée par des blancs.
14 septembre 2005
Michael Jackson - Thriller
1982, après le très funky Off The Wall, Michael sort son deuxième album, Thriller, celui qui battit le record des ventes et qui fit de lui « The King of the Pop » (est-ce que Prince est le prince de la Pop ? Est-ce que Queen est la queen de la Pop ? ...sans commentaires, c'est aussi stupide que ça en a l'air). Effectivement, Thriller déborde de tubes "Pop" : Beat It et ses guitares hard-rock jouées par Eddy Van Halen, Thriller avec la voix effrayante de Vincent Price, Billie Jean et son refrain inoubliable, The Girl is Mine en duo avec Paul Mac Cartney… Il n’y a pas une chanson plus mauvaise qu’une autre. Thriller mérite bien sa réputation d’album le plus vendu de tous les siècles, mais le plus intéressant se passe dans nos oreilles. On peut écouter l’album une fois, deux fois, même dix fois sans découvrir toutes les subtilités musicales que regorge l’album. Encore aujourd’hui j’entends pour la première fois des notes bien camouflées par la production divinement assurée par Quincy Jones. Si vous pensez tout connaître de Thriller, alors remettez en question votre aptitude à apprécier pleinement la musique. Faites-vous le offrir, c’est un cadeau culturel de très grande valeur !
07 septembre 2005
Télé-réalité ou télé-fiction ? (1ère partie)
Depuis le phénomène Loft Story en 2001, les programmes télévisés regorgent de ce type d’émissions, appelés télé-réalité. L’île de la tentation, Le pensionnat, La ferme célébrités … autant de concepts qui font la joie des directeurs des chaînes grâce aux audiences pharamineuses. Des émissions où des candidats revendiquent leur personnalité, cela n’a en « réalité » rien de nouveau, puisque dans le fond, il s’agit d’un jeu, avec des candidats qui gagnent, ou perdent, avec des gains mirobolants en jeu. De Questions pour un champion à Fort-Boyard, en passant par Motus et le Maillon Faible, c'est de la télé-réalité. La nouveauté consiste en ce vote dont on discute de plus en plus la véracité, mais là n’est pas la question.
Le terme « Télé-réalité » n’a donc, en réalité,
aucun sens, ce terme est un oxymore,
comment démontrer la réalité en présence
des caméras, surtout quand les candidats en ont conscience, et surtout
quand ces candidats ne connaissent rien au sujet de l'émission ou que
ces candidats soient des "stars" ou du moins qu'ils se considèrent
comme tels ! C’est vrai,
il y a une réalité derrière, mais laquelle ? C’est le concept du jeu
télévisé qui veut ça : des vrais candidats, avec une vraie règle du
jeu. La différence avec les jeux traditionnels sur un plateau télé et
un animateur, c'est que les candidats se situent dans un contexte
particulier, exemples : Comment devenir une star avec
Star Academy ou Nouvelle Star, comment séduire la compagne d’un autre dans l’île
de la tentation ou Opération séduction, comment nourrir les cochons ou attiser la méchanceté de Régine
avec la Ferme Célébrités ? …. Alors pourquoi pas appeler ce concept « Télé-contextuelle»
??? C’est trop long, trop pompeux, trop intello peut-être ? Mais
voilà,
depuis des années maintenant, à l'écran, et dans quasiment tous les
types d'émission (sauf le sport, et les infos, et encore, Armstrong,
pas dopé ? Bush président ?) on privilégie le mensonge, la trahison,
l’hypocrisie
au détriment de l’honnêteté, de la
loyauté … Alors pourquoi se gêner ? C’est pas les politiques qui
changeront ça, çela a plutôt l’air de les arranger plus qu’autre chose,
comme ça on parlera moins de leurs affaires suspicieuses ou déjà révélées. Ce qui est inquiétant, c'est que ce phénomène va en
s'aggravant et la morale, l'éthique, n'a plus sa place dans
les médias.
La réalité ? C’est que les gens aiment ça et pianotent sur leur petit portable des numéros sans savoir si leur vote a une vraie incidence dans le jeu. Snif ! Heureusement qu'il existe encore Thalassa et Strip-tease, de vraies télé-réalités ! Mais pour combien de temps ?
NB : Cela n'a pas vraiment de rapport avec la musique, mais on y vient si on décortique le phénomène Star'Ac et Nouvelle Star dans la 2ème partie à venir.
The Cure - Seventeen Seconds
1980. The Cure enregistre Seventeen
Seconds, le premier album d’une marquante et indispensable trilogie (avec Faith
et Pornography). A l’exception de 2
chansons pop (Play for Today, M) et d’un titre phare – A Forest
- (comme
beaucoup d’autres dans leur discographie) dont les paroles à elles
seules sont un clip vidéo, on découvre une pop audacieuse, new-wave
avant-gardiste. Le son est
soigné et les arrangements d’une déconcertante simplicité. A Reflection,
introduction épurée par le piano de Mathieu Hartley, Secrets qui laisse la part belle à la
basse de Simon Gallup, In Your House où se joue un arpège
par l'emblématique Robert Smith, Three où la batterie de Lol Tholhurst semble être jouée par
un véritable automate, The Final Sound, instrumentale fantomatique au piano, At
Night magistrale ténébreuse et Seventeen Seconds conclue l’album comme il a commencé. De
la new-wave pop abstraite, ou cold wave, on ne s’en lasse pas une « seconde »…
ou 17 !
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